
Au-delà de l’image d’Épinal du VRP parcourant les routes de France pour vendre son produit miracle, la question d’équiper ou non vos commerciaux avec une voiture de fonction est importante. Faut-il privilégier une prime annuelle couvrant les frais de déplacements ou fournir le véhicule ? Le cas échéant, comment choisir entre les différentes possibilités qu’offre le marché du véhicule d’entreprise ?
Les Français plébiscitent la voiture de fonction. Ils sont en effet 40% à souhaiter que leur entreprise leur fournissent un véhicule*, soit le 2ème souhait le plus cité en matière d’avantages en nature, alors qu’il n’arrive qu’en 22ème position des avantages effectivement accordés. Pourtant 43,3% des salariés interrogés voient leurs frais kilométriques de déplacements professionnels, remboursés par leur entreprise. C’est donc un sujet auxquels vos collaborateurs attachent certainement de l’importance.
Quand votre force de vente doit se déplacer de façon assez fréquente pour rencontrer ou rechercher de nouveaux clients, la question du véhicule de fonction est forcément amenée à se poser. Dès lors, plusieurs options s’offrent aux responsables commerciaux quant à l’équipement de leurs collaborateurs. Une première possibilité est d’accorder au commercial une prime permettant de compenser les frais liés à l’entretien et l’utilisation de son propre véhicule dans le cadre de son travail. « Cela peut-être intéressant dans le cas où le collaborateur à un kilométrage annuel faible », explique Philippe Brendel, directeur de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, organisme crée par BNP Paribas et qui publie chaque année un baromètre européen du véhicule d’entreprise. Lorsque les déplacements se font plus fréquents, mettre à disposition un véhicule à son commercial apparaît comme une solution plus pertinente.
Un moyen de fidéliser et de motiver vos collaborateurs
« Lorsqu’un commercial est équipé par son entreprise d’un véhicule de fonction, cela lui donne la sensation de jouir d’un véritable statut dans l’entreprise. Cet aspect est particulièrement important pour les jeunes, qui sont plus réceptifs à ce genre d’attention », ajoute Philippe Brendel. L’effet motivant est donc garanti. Se sentant valorisé, le commercial aura tendance à redoubler d’efforts. C’est également un bon moyen de fidéliser votre force de vente. En effet vos collaborateurs seront d’autant plus attachés à votre entreprise, le véhicule de fonction constituant une raison de plus de ne pas partir ailleurs.
Après avoir fait le choix d’accorder une voiture à votre commercial, il y a, là encore, plusieurs options possibles
Des options adaptées selon les cas
Parmi les trois moyens de fournir un véhicule (l’achat, la location avec option d’achat et la location longue durée) à l’un de vos employés, il s’agit de trouver le mode le mieux adapté à votre entreprise et aux caractéristiques de la fonction de la personne concernée. L’achat sur les fonds propres est souvent privilégié par les petites structures. A tort selon Philippe Brendel : « les possibilités de location destinées aux professionnels sont trop méconnues des petites PME, qui pourtant ont à y gagner ». Il défend la location longue durée (LLD). « C’est avantageux au niveau du prix et de la commodité. Le contrat de location couvre les frais d’entretien, de réparation, et comprend très souvent la mise à disposition rapide d’un véhicule de remplacement en cas de problème ». Si les grands groupes disposent d’un service dédié à la gestion du parc automobile, pour les PME la décision se fait souvent par les directeurs commerciaux eux-mêmes. Il faut donc se poser la question du nombre de kilomètres parcourus à l’année, du type d’usage que concernera le véhicule, mais aussi comparer les offres des différents prestataires. Au-delà des questions de motivation et de fidélisation de la force de vente, la question du coût reste, on le sait, souvent le premier obstacle à franchir. Les voitures de fonction n’échappent pas à ce principe.
Sacha Raskine
* Selon l’étude « Avantages salariaux – France 2007 » de l’Observatoire des salaires, réalisée auprès d’un échantillon de 2318 personnes en activité
Plus d’informations : www.observatoire-vehicule-entreprise.com