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publié le 05/09/2008
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Voyages low cost, une voie d’avenir pour les commerciaux ?


Voyages low cost, une voie d'avenir pour les commerciaux ?

Envolée du prix du baril de pétrole et augmentation des tarifs des transports : le budget voyages des entreprises ne cesse de croître. Il atteint même un record historique en 2007, avec 26,6 milliards d’euros dépensés [1], dont 49 % en déplacements aériens. Dans un contexte de grisaille économique et de stratégie de réduction des coûts, les entreprises sont-elles prêtes à faire passer leurs commerciaux en mode low cost ?

Sur le marché des voyages d’affaires, les compagnies low cost sont encore marginales puisqu’elles représentent, pour le moment, 5 % de la dépense en transport aérien [2]. Cependant, dans le contexte économique actuel, elles pourraient devenir de plus en plus attractives pour les entreprises soucieuses de réduire leurs coûts, notamment pour faire voyager leurs commerciaux.

Priorité au budget

Pour certaines sociétés, le recours au low cost apparaît comme une suite logique au voyage d’affaires en classe économique. Directeur commercial pour le Musée Grévin et pour quatre autres parcs d’attractions, Frédéric Gouguidis va dans ce sens : « je suis l’un des rares à voyager à l’international. Nous n’avons donc pas de programmes de fidélisation. Je cherche toujours à voyager au tarif le moins onéreux et, dans cette optique, j’ai déjà eu recours au low cost, pour l’organisation d’un séminaire notamment. » Et, contrairement aux idées reçues, les compagnies low cost peuvent parfois apporter des services que n’offrent pas forcément les compagnies régulières : « il m’est arrivé de préférer voyager en low cost, en direction du sud de la France, pour une question d’horaire qui me convenait davantage », se souvient Frédéric Gouguidis. Cependant, ce type de voyage d’affaires est loin de ne posséder que des avantages.

De nombreuses contraintes

La question du confort et du manque de services est souvent pointée du doigt. « Ces voyages ne sont vraiment pas reposants. Comme tout est payant, des annonces sont faites constamment. C’est un univers très bruyant et peu propice au travail », constate le directeur commercial du Musée Grévin. Toutefois, sur des trajets courts et lorsque l’on peut prévoir ses déplacements à l’avance, le low cost semble pouvoir apporter une solution de rechange intéressante, en espérant que les compagnies fassent des efforts pour développer leurs offres. « Il faut reconnaître qu’en termes de fréquence et d’aéroports desservis, les low cost ne font pas le poids. D’autre part, en cas d’imprévu, de date de retour à modifier dans l’heure par exemple, les low cost ne sont pas encore de taille à lutter avec les compagnies régulières », précise Frédéric Gouguidis.

Incompatible avec l’image de marque

Le manque de fréquence et la faible réactivité proposées par les compagnies low cost apparaissent pour d’autres entreprises comme incompatibles avec leur politique de voyages d’affaires. Travaillant dans un grand groupe de télécommunications, Arnaud Lemaire considère ainsi que le low cost ne représente pas une option envisageable. « Les voyages d’affaires font partie intégrante de notre stratégie commerciale. Les horaires, la fréquence et la modulation des vols : les low cost ne peuvent pas nous l’offrir, pas plus que le confort. Pourtant, pour nous, ce dernier va de pair avec l’efficacité de nos collaborateurs. Et c’est primordial. »

Dernier obstacle incontournable pour le directeur commercial : l’image de marque de l’entreprise. « Lorsque vous voyagez avec un client ou lorsque vous organisez un événement, si un souci survient (un retard, un manque de confort...), c’est sur l’image de l’entreprise que cela rejaillira. Et, cela, c’est inconcevable pour notre groupe ! », conclut Arnaud Lemaire.

Sandrine Guinot



[1] Baromètre American Express 2007 « Voyages d’affaires »

[2] Etude « Achats de voyages et déplacements professionnels », deuxième semestre 2007, Laurence Beaume, gérante du cabinet Altéance





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