FocusCo

Le site de la fonction commerciale

Rechercher :             846 articles

Motivation et performance des équipes


Former les commerciaux

Rémunérer les commerciaux

Motiver ses équipes

Outils de suivi

Incentives

Equiper ses forces de vente

Recruter des commerciaux


Où les recruter ?

Grandes écoles et universités

Techniques de recrutement

Evolution et progression personnelle


Développer ses compétences

Négocier son salaire et les avantages

Evoluer professionnellement

Prospection et fidélisation des clients


Prospection

Fidélisation

Questions juridiques


Librairie


Trouver une formation

Vidéos

Contactez nous

Partenaires


Recruter des commerciaux -> Grandes écoles et universités -> A la une
publié le 23/03/2009
Envoyer cet article à un ami

Les élèves de classes préparatoires économiques et commerciales se verraient-ils commerciaux ?


Les élèves de classes préparatoires économiques et commerciales se verraient-ils commerciaux ?

Comment les élèves qui vont passer les concours des grandes écoles de commerce envisagent la fonction commerciale et les métiers du commerce ? Une enquête réalisée par le magazine Espace Prépas, l’EM Normandie et Normandie Junior Conseil dévoile leur vision du métier.

Les élèves de CPGE économiques et commerciales s’imaginent-ils exercer une fonction commerciale ? La réponse est oui. 57 % des garçons et 72 % des filles pensent en effet qu’ils vont passer à un moment ou à un autre par une fonction commerciale dans leur carrière. Mieux, ils pensent (à 33 % chez les garçons et à 50 % chez les filles) que c’est une bonne façon d’accéder à une direction générale même s’ils accordent un bonus à l’ensemble des métiers du chiffre (70 % filles et garçons confondus). Et pourtant, comme commercial, ils se voient payés dans la fourchette moyenne basse des salaires et se répartissent à 11 % au-dessous de 25000 euros, pour 46 % entre 25 000 et 30 000 euros, et pour 34 % entre 30 000 et 35 000 euros. Autrement dit, à 91 %, ils se voient gagner moins de 3 000 euros par mois. Ce qui n’a l’air ni de les surprendre ni de les contrarier outre mesure puisqu’ils pensent majoritairement y passer une partie de leur carrière professionnelle.
Enfin, indépendemment de leur projection personnelle à venir, les prépas E&C pensent que les jeunes diplômés des Grandes Écoles vont à 36 % dans les métiers du marketing et de la vente (hors communication) et que 31 % vont dans les métiers de la finance (hors audit).

Quelle idée se font-ils de la fonction commerciale en général ?

Près de la moitié des élèves pensent que la fonction commerciale est valorisante (47 %) et qu’elle est cohérente avec leur projet professionnel et personnel (46 %). De nouveau, ce sont les filles qui sont les plus enthousiastes. Si on leur demande comment ils qualifieraient la fonction, ils la voient spontanément « utile », « nécessaire » et « essentielle », d’une part, « intéressante » et « stimulante » d’autre part. « Stimulante » car on en voit immédiatement l’objectif et les enjeux.
Au titre des résistances, ils sont finalement assez peu à la trouver « stressante », « inadaptée à leur future carrière  » et encore moins « démodée ». Sporadiquement, on voit apparaître des mots comme « individualiste » « paradoxale (intéressante et cynique en même temps) » ou même, une fois, « déprimante ». On peut donc se dire que les élèves des classes préparatoires Economiques & Commerciales ne se sont pas totalement trompés de voie en choisissant leurs études et qu’ils ont conscience de l’importance et de l’intérêt potentiel de la fonction commerciale.

Ont-ils une connaissance des métiers spécifique du commerce ?

L’enquête révèle que les prépas E&C ont une vision assez sommaire de la palette des métiers proposés par la fonction commerciale. Peut-être est-ce dû au fait qu’ils ne sont que 42 % à avoir un proche qui travaille dans ce secteur. Ils ne citent spontanément que les fonctions génériques traditionnelles  : représentant, chef des ventes, chef de produit, vendeur, directeur commercial… Mais ils ne font aucune citation spontanée de la fonction achat, du commerce international, de l’import-export, du commerce numérique, de la vente à distance… Et ils sentent d’ailleurs que l’information ne leur est pas parvenue. Ils sont très nombreux à signaler qu’il n’y a rien concernant cette filière professionnelle dans les établissements scolaires, qu’ils n’ont pas assez de précisions concernant les parcours et les métiers et que les entreprises ne font pas assez valoir cette filière professionnelle. Certains, très minoritaires, signalent une image vieillissante de la fonction commerciale, ses contraintes et les difficultés à trouver un poste.

Comment les prépas se représentent-ils les qualités du commercial ?

Le portrait des qualités du commercial selon les élèves de classes prépas est assez fortement dessiné : ils pensent à 90 % qu’il faut avoir un bon relationnel sur lequel se greffe l’ambition (53 %) et la persévérance (40 %). Si vous y rajoutez la mobilité (34 %), vous avez le socle des qualités fondamentales requises pour être un bon commercial selon ces étudiants. Après quoi, ils jugent utiles d’être rusé, d’avoir l’esprit de compétition, d’être extraverti et d’avoir du courage. Par ailleurs, à peine 1 élève de prépa sur 5 pense qu’il faut être cultivé pour réussir dans les métiers de la négociation. Ce qui n’empêche pas les prépas de penser qu’ils auront une meilleure réussite avec leur Master en 5 ans dans les métiers du commerce que s’ils étaient passés par une filière courte, même spécifiquement commerciale.

Comment s’imaginent-ils le métier de commercial au quotidien ?

91 % pensent que c’est un métier qui demande une grande disponibilité, et un contact terrain soutenu ; il subit une forte pression concurrentielle et il est utile pour bien débuter une carrière. Beaucoup pensent que la rémunération est bonne, que c’est un métier où l’on s’épanouit et qu’il faut bien connaître et apprécier ce que l’on vend pour être efficace. Enfin, de façon minoritaire mais significative, viennent les défauts : c’est un travail peu compatible avec la vie de famille, la charge de travail est trop importante et pas assez valorisant auprès des autres. On remarquera que les inconvénients du métier de commercial ne rentrent toutefois pas majoritairement dans sa définition spontanée.

Dans quels secteurs d’activités les prépas pensent-ils travailler une fois diplômé ?

Force est de constater qu’il y a là le plus gros décrochage entre la réalité du marché du recrutement et les aspirations spontanées des élèves. Les trois premiers secteurs cités sont des secteurs plutôt nouveaux et plutôt prestigieux : luxe (29 %), communication- média (26 %) et tourisme, hôtellerie, restauration (18 %). Les prépas mettent « la belle vie » au premier rang de leur territoire de vie professionnelle. Ensuite, viennent les métiers du service. Finance et audit d’abord (17 et 13 %), puis les biens de consommation (12 %) et l’énergie et l’environnement (12 %). Ce deuxième groupe est suivi par les secteurs du transport, des télécommunications, de la distribution et de l’informatique qui attirent entre 5 et 10 % des élèves.
Enfin tous les secteurs de l’industrie que ce soit celle des biens d’équipement, du BTP, de la chimie/pharmacie ou de l’agroalimentaire ne dépassent pas 3 %. Nous avons donc là, comme un entonnoir qui va de la “belle vie” à l’”usine” en passant par la finance, la consommation & l’environnement, puis les services. Une vision largement idyllique de l’économie et qui ne représente pas vraiment les besoins du marché du travail. Il y a donc un effort à faire de la part des industriels et du secteur intermédiaire pour convaincre les étudiants qui seront en École de commerce et de management de venir travailler chez eux.

Bernard Cier

Découvrez les résultats complets de l’enquête

PowerPoint - 625 ko





Crédit photo : © Yuri Arcurs / Fotolia





Retour la liste de news 




Dans la même rubrique  


Des programmes executive diplômants compatibles avec la poursuite de l’activité professionnelle.

Les élèves de classes préparatoires économiques et commerciales se verraient-ils commerciaux ?

Rentrée 2008 : de nouveaux programmes pour de nouveaux profils sur le marché



Reproduction et diffusion interdite © Focus CO 2009
Focus CO est un site du groupe STUDYRAMA-VOCATIS