
Conférence, cocktail, soirée networking®, salon professionnel... tout événement est une occasion en or pour tout bon networker d’étoffer son réseau relationnel. Mais, pour se construire un réseau efficace, il y a quelques règles à respecter. Décryptage par Alain Bosetti, président du webmagazine Place des réseaux.
Tout d’abord, pouvez-vous nous définir exactement ce qu’est un networker ?
Un networker est une personne qui a compris comment, grâce à son réseau relationnel, elle peut remplir ses objectifs professionnels plus vite, plus facilement et de manière plus ludique que par les techniques traditionnelles de prospection par exemple. Donc, pour étendre son réseau, le networker a tout intérêt à participer à quantité d’événements tels que des soirées networking ®, des salons professionnels, des conférences. Bref, toute manifestation qui rassemble beaucoup de gens autour d’un même thème.
Comment bien se préparer pour que l’événement soit « rentable » en termes de prospects ?
On manque tous de temps, donc il faut s’interroger sur ses objectifs. « En fonction de mes objectifs, est-ce que j’ai intérêt à assister à cette conférence ? » par exemple. Un bon réseau est un réseau adapté à ses objectifs professionnels. Il faut avoir les bonnes connexions. Pour cela, il est indispensable de se renseigner sur les personnes présentes. S’il s’agit d’une conférence, on peut « google-iser » les intervenants si on ne les connaît pas. Si l’on est timide, il est intéressant de préparer des phrases « brise-glace » afin d’engager la conversation avec les personnes que l’on va rencontrer, se donner des trucs pour être à l’aise, s’entraîner lors de manifestations ayant peu d’enjeux.
Prévoir également des cartes de visite en nombre suffisant et de bonne qualité. Il n’y a rien de pire que de recevoir une carte écornée ou encore avec le mauvais nom...
Une fois sur place, comment reconnaît-on le bon networker ?
Tout d’abord, il faut se rendre disponible. Eviter de téléphoner ou de consulter son PDA. Si vous arrivez avec un peu d’avance, consultez les badges, demandez des renseignements à l’hôtesse sur les intervenants. Il ne faut pas non plus hésiter à demander aux organisateurs ou à d’autres connaissances de vous présenter aux gens.
Si vous venez à deux, surtout ne tombez pas dans le syndrome des chats siamois, séparez-vous. Il faut sortir de sa zone de confort et aller à la rencontre des gens.
De la même façon, dans une conférence asseyez-vous près des gens pour pouvoir ensuite plus facilement engager la conversation avec une phrase « brise-glace » du type « Qu’avez-vous pensé du conférencier ? » ou « L’aviez-vous déjà écouté ? ».
Lorsque vous rencontrez quelqu’un, interrogez-vous : est-ce un client potentiel, un fournisseur, quelqu’un qui pourrait intéresser une personne de mon réseau, une personne à qui je peux rendre service ? Cette phase de découverte doit être rapide. Si cette personne ne cadre pas avec vos objectifs, continuez votre prospection.
Il faut également avoir préparé une « bande-annonce » de soi et de son activité. Une présentation brève et claire qui saura souligner votre différence et votre valeur ajoutée. Une façon de marquer positivement l’esprit de vos interlocuteurs.
Comment concrétiser les contacts pris pendant la soirée ?
Il faut tenir ses engagements. Si vous avez promis d’envoyer une plaquette d’information le lendemain, faites-le. C’est une évidence, mais peu de gens tiennent vraiment leurs engagements ; le faire, c’est déjà se distinguer. Un truc que j’utilise lorsque l’on me remet une carte de visite : je note dessus H, J, S ou M, pour m’indiquer si l’exploitation de ce contact est une question d’heure, de jour, de semaine ou de mois. Et de façon générale, donner une suite rapide aux contacts recueillis.
Propos recueillis par Agnès Delavault